French III: The Future of Frenchness: French Identity and French Studies

Session Coordinator: Kristine Butler Karlson
Modern Language Department, University of Wisconsin-River Falls
267 KFA, 410 S. 3 rd St., River Falls, WI 54022
kristine.butler@uwrf.edu

 

“Why Are The French So . . . ?” Facing the Future (and Present) of French Culture in the Undergraduate Classroom

Wayne State University recently has initiated a group of Freshman Seminars within the General Education framework. The English-language course I proposed -- on "The Contemporary French" with the subtitle "Why Are The French So %&?!@? -- examines issues of cultural difference and similarity, helping students to comprehend the multifaceted love-hate relationship between the American and French cultures. In this talk, I propose to discuss this course as a practical and necessary means to consider the future (as well as the present) of French studies. I argue that the students we really want and need to reach are those who are interested in France and French culture, for whatever reason and especially those who enroll in such courses solely to fulfill university requirements. My presentation explains how I engaged undergraduate and (mostly) non-French majors in this discussion, how this course evolved over two full semesters (Winter and Fall 2004), which instructional strategies worked, what limitations arose, and what issues the students most easily grasped or readily resisted. Above all, I address how the students developed greater awareness of a Franco-American tug of war between attraction and repulsion while developing their skills in critical thinking, reading, and oral and written expression.

Charles J. Stivale
Wayne State University
C_Stivale@wayne.edu
http://www.langlab.wayne.edu/CStivale/index.html

 

Le voile : de l’affaire à la loi

Je voudrais dans un premier point montrer l’évolution qui s’est produite depuis la première affaire du voile en 1989 jusqu’au vote de la loi du 3 mars 2004. Quels ont été les faits et à quel débat cette première affaire a-t-elle donné lieu ? Dans un second temps, ma communication traitera du débat récent qui a abouti à la loi adoptée le 3 mars 2004 sur l’interdiction du port de signes religieux dans certains lieux publics Quels sont les arguments donnés par chacune des parties soit pour condamner le port du voile soit pour défendre la liberté de le porter. Le débat a d’abord été posé en ces termes : le port du voile est-il « l’expression d’une révolte ou phénomène de mode ‘fantaisies d’adolescentes’ ou est-il l’expression religieuse/culturelle et l’interdire reviendrait à bafouer des libertés individuelles essentielles ? » (Le Monde de l’éducation, Janvier 2004). Je m’interrogerai aussi sur l’idée de laïcité en France au 21 ème siècle, sur l’idéal républicain d’assimilation et l’inégalité sociale de la population la plus visée par le texte de la loi.  J’examinerai enfin sur les conséquences de l’attentat du 11 septembre sur le débat. En conclusion, je voudrais évoquer les conséquences de ce débat dans la vie politique et médiatique.

Brigitte Hamon-Porter
Hope College
hamon@hope.edu

 

“I laic France”: Marianne et ses tchadorettes

J'examinerai la question brûlante du hidjab en France, qui remet en question le concept même de francité. Faut-il permettre le voile islamique lorsqu'on permet la croix chrétienne et l'étoile de David? Y a t-il des différences entre les signes religieux, et où tracer la frontière? Le hidjab est-il seulement un signe apparemment inoffensif? A propos, combien de françaises musulmanes le portent-elles à l'intérieur de l'Hexagone? Que faire de la lutte des femmes de l'autre côté de la Méditerranée, notamment des algériennes dévoilées telle Khalida Messaoudi, la Sale(wo)man Rushdie, ou comme la lycéenne Katia Bengana assassinée pour avoir refusé de porter le hidjab à l'école?

Dans une seconde étape, nous remonterons aux origines même de la laïcité et nous tenterons de montrer que loin d'être un concept occidental incompatible avec l'Islam, la laïcité a bel et bien été inventé par Averroès, alias Ibn Rochd, savant musulman du 12ème siècle, car il ne peut y avoir de démocratie sans séparation du religieux et du politique. Enfin, nous tenterons d'expliquer que, ce n'est pas le texte musulman en soi qui prescrit aux femmes de porter le hidjab, mais bien l'interprétation souvent réactionnaire, faite par des mollahs ignares et des imams ultra-conservateurs.

Alek Baylee Toumi
University of Wisconsin, Stevens Point
atoumi@uwsp.edu